Réponse d'Umicore à l'article et au documentaire publiés par la RTBF sur les déchets radioactifs en Belgique

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Suite au reportage diffusé par la RTBF le 9 décembre concernant la gestion des déchets radioactifs en Belgique, Umicore tient à corriger les données qui ont été présentées de façon erronée ou trompeuse lors du reportage.

Tout d’abord, il est essentiel de préciser que les taux de radioactivité tels que mesurés par Greenpeace près de l’usine d’Umicore à Olen sont très faibles et, contrairement aux insinuations du reportage, ne constituent en aucune manière une menace pour la santé ou pour l’environnement. En effet, Greenpeace a relevé des taux de radioactivité de l’ordre de 1 à 10 microSievert par heure, ce qui correspond à un centième ou un millième de la norme d’exposition à ne pas dépasser sur base annuelle. En d’autres mots, il faudrait s’arrêter entre cent et mille heures sur ce sentier de promenade pour atteindre la norme. A titre de comparaison également, un CT-scan nous expose à 5.000 microSievert, soit un facteur de 500 à 5.000 fois supérieur aux mesures effectuées à Olen. Dans le reportage, il y a confusion entre des mesures exprimées en millionièmes de Sievert (microSievert) et des normes exprimées en millièmes de Sievert (milliSievert) ce qui est de nature à induire le public en erreur. 

Par ailleurs, la comparaison effectuée au cours du reportage entre le coût de traitement de déchets radioactifs provenant de centrales nucléaires et les résidus entreposés sur le site d’Umicore à Olen est non pertinente. En effet, les déchets provenant de centrales nucléaires sont des déchets de catégorie C (selon la classification de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique) de haute activité et générant une chaleur importante. Ces déchets doivent être enfouis à plusieurs centaines de mètres de profondeur ce qui explique le coût particulièrement élevé de leur traitement. Les résidus présents sur le site d’Umicore (résidus de catégorie A pour l’essentiel et B pour une petite quantité qui résultent de productions arrêtées depuis 1970) sont très faiblement radioactifs et sont entreposés selon les consignes des agences fédérales compétentes en la matière. Des contrôles stricts sont effectués régulièrement par ces agences. Les provisions constituées par Umicore pour faire face à ses obligations sont suffisantes et les insinuations en sens contraire sont sans fondement.

Enfin, Umicore a répondu à toutes les questions posées par la RTBF contrairement à qui est prétendu dans le reportage. La société gère de façon transparente, proactive et responsable l’héritage environnemental lié à des décennies de production industrielle et déplore que des données erronées ou présentées de façon trompeuse aient été diffusées de la sorte.  

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Evelien Goovaerts

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